{"id":9152,"date":"2019-10-28T14:21:34","date_gmt":"2019-10-28T18:21:34","guid":{"rendered":"http:\/\/aftertheasylum.ca\/new-wordpress\/?page_id=136"},"modified":"2026-04-20T08:52:53","modified_gmt":"2026-04-20T12:52:53","slug":"brandon","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/brandon\/","title":{"rendered":"Brandon"},"content":{"rendered":"<h1 class=\"wp-block-heading\">Brandon<\/h1>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Brandon-Postcard-FR.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Brandon-Postcard-FR-300x189.jpg\" alt=\"Repr\u00e9sentation en couleurs d'un imposant \u00e9difice de brique de plusieurs \u00e9tages avec un joli jardin devant\" class=\"wp-image-1195\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Brandon-Postcard-back-FR.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/Brandon-Postcard-back-FR-300x189.jpg\" alt=\"Remerciments \u00e0: Janelle Trenaman pour l'aide \u00e0 la recherche et \u00e0 Jim Naylor, Christy Henry et aux Archives S.J. McKe de l'Universit\u00e9 Brandon, aux Archives provinciales du Manitoba et \u00e0l'Ordre des infirmi\u00e8res et infirmier psychiatriques du Manioba pour le mat\u00e8riale de recherche et les images d'archives.  Auteur : Chris Dooley.\" class=\"wp-image-1194\"\/><\/a><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Nom(s) de l\u2019institution:<\/h4>\n\n\n\n<p>Asile Brandon (Brandon Asylum) (1891)<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00f4pital pour ali\u00e9n\u00e9s de Brandon (Brandon Insane Hospital) (1912)<\/p>\n\n\n\n<p>H\u00f4pital pour les maladies mentales de Brandon (Brandon Hospital for Mental Diseases) (1919)<\/p>\n\n\n\n<p>Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon (Brandon Mental Health Centre) (1972)<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Ann\u00e9e d\u2019ouverture:<\/h4>\n\n\n\n<p>1891, ferm\u00e9 en 1999<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Lieu:<\/h4>\n\n\n\n<p>Brandon, Manitoba<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019h\u00f4pital \u00e9tait situ\u00e9 sur la rive nord de la rivi\u00e8re Assiniboine, \u00e0 environ deux kilom\u00e8tres et demi au nord de la ville de Brandon.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">P\u00e9riode de d\u00e9sinstitutionnalisation:<\/h4>\n\n\n\n<p>D\u00e9but ann\u00e9es 1960 \u2013 milieu des ann\u00e9es 1980<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9mographie des patients:<\/h4>\n\n\n\n<p>La population de l\u2019h\u00f4pital atteint son apog\u00e9e en 1955, avec 1&nbsp;689 patients. Bien qu\u2019elle reste sup\u00e9rieure \u00e0 1&nbsp;600 pour le reste de la d\u00e9cennie, la population d\u00e9cline ensuite pratiquement \u00e0 chaque ann\u00e9e. Durant les ann\u00e9es 1960, la tendance vers des s\u00e9jours de courte de dur\u00e9e fait en sorte qu\u2019un plus grand nombre de patient sont admis, mais le nombre de pensionnaires continue de d\u00e9cro\u00eetre. Durant les ann\u00e9es 1970, il reste environ 750 patients, parmi lesquels 300 sont des schizophr\u00e8nes chroniques, dont certains sont vieillissants et n\u00e9cessitent un encadrement \u00e9troit, ce qui les rend inadmissibles \u00e0 un cong\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">D\u00e9sinstitutionnalisation:<\/h4>\n\n\n\n<p>Bien que le nombre de patients conna\u00eet une d\u00e9croissance constante durant les ann\u00e9es 1960, la d\u00e9sinstitutionnalisation ne s\u2019amorce v\u00e9ritablement qu\u2019au d\u00e9but des ann\u00e9es 1970. En 1971, le nouveau gouvernement du NPD mandate Graham Clarkson, l\u2019architecte de la r\u00e9forme des services en sant\u00e9 mentale de la Saskatchewan des ann\u00e9es 1960, pour d\u00e9velopper un plan de restructuration du syst\u00e8me de sant\u00e9 mentale du Manitoba.<\/p>\n\n\n\n<p>Le rapport Clarkson, d\u00e9pos\u00e9 deux ans plus tard, propose une r\u00e9vision en profondeur selon trois principes&nbsp;: normalisation, soins dans la communaut\u00e9 et r\u00e9gionalisation des services. Clarkson est notamment pr\u00e9occup\u00e9 par le caract\u00e8re hi\u00e9rarchique des h\u00f4pitaux psychiatriques provinciaux et \u00e0 la suite de son rapport, le bureau du superintendant m\u00e9dical est aboli et replac\u00e9 par un directeur clinique et un administrateur la\u00efc. L\u2019ensemble du personnel hospitalier est r\u00e9organis\u00e9 en \u00e9quipes interdisciplinaires.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1974, le ministre de la sant\u00e9 et du d\u00e9veloppement social, Saul Miller, fait de la d\u00e9sinstitutionnalisation, de l\u2019int\u00e9gration de la sant\u00e9 mentale, du d\u00e9veloppement social et de la lutte \u00e0 la pauvret\u00e9 les priorit\u00e9s de son minist\u00e8re. Miller se fixe comme objectif de r\u00e9duire, pour 1979, de 40% le nombre de patients de la province, pour porter celui-ci \u00e0 600.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1975, le gouvernement publie un livre blanc, Les programmes de sant\u00e9 mentale au Manitoba (Mental Health Programs in Manitoba), qui reprend plusieurs des recommandations du rapport Clarkson. Le rapport souligne l\u2019intention du gouvernement de d\u00e9ployer 200 travailleurs communautaires en sant\u00e9 mentale et d\u2019\u00e9tablir 50 nouvelles r\u00e9sidences communautaire h\u00e9bergeant un maximum de 10 patients chacune.<\/p>\n\n\n\n<p>Conscient des chambardements que l\u2019instauration de son programme entrainerait pour les institutions, le gouvernement planifie aucune r\u00e9duction imm\u00e9diate du personnel ni des ressources octroy\u00e9es aux h\u00f4pitaux psychiatriques. Deux ans plus tard, le nouveau gouvernement conservateur abandonne cet engagement et proc\u00e8de \u00e0 d\u2019importantes r\u00e9ductions dans les services aux patients.<\/p>\n\n\n\n<p>La m\u00e9dication deviant un outil cl\u00e9 pour la d\u00e9sinstitutionnalisation. En 1965, le Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon introduit le Moditen, un m\u00e9dicament psychotrope injectable \u00e0 action lente, administr\u00e9e sur un cycle de 14 jours. Cette innovation permet la th\u00e9rapie m\u00e9dicament\u00e9e supervis\u00e9e dans un cadre institutionnel et facilite le renvoi de patients au sein de leur communaut\u00e9 rurale, o\u00f9 ils peuvent recevoir leur injection bi-hebdomadaire \u00e0 domicile par des infirmi\u00e8res psychiatriques communautaires. Une clinique Moditen est aussi mise sur pied aux Ateliers industriels ARM \u00e0 Brandon.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1969, l\u2019h\u00f4pital inaugure son premier service pr\u00e9-sortie pour les patientes de long s\u00e9jour. Les patientes sont responsables de leurs propres soins hygi\u00e9niques, de l\u2019entretien de leurs v\u00eatements, de l\u2019entretien m\u00e9nager et de la pr\u00e9paration des d\u00e9jeuners et d\u00eeners. Les programmes, qui incluent des sorties fr\u00e9quentes en ville pour assister \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements culturels ou aller au centre commercial, sont con\u00e7us pour familiariser les patients avec des pratiques comme l\u2019utilisation des autobus, du code de la route et de la monnaie. Des sorties similaires au restaurant et des \u00e9v\u00e9nements comme des th\u00e9s formels au service visent \u00e0 redonner une dignit\u00e9 sociale aux patients de longue dur\u00e9e et \u00e0 les r\u00e9habituer \u00e0 des rituels avec lesquels ils ne sont plus familiers.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1976, le programme de vie fonctionnelle et d\u2019auto-assistance (Functional Living and Self Help, FLASH) est cr\u00e9\u00e9 afin d\u2019enseigner les comp\u00e9tences de base du quotidien aux patientes de longue dur\u00e9e. L\u2019objectif est de pallier aux lacunes au niveau de l\u2019hygi\u00e8ne personnelle, la cuisine, la gestion du temps et du budget, l\u2019entretien m\u00e9nager, l\u2019utilisation des transports publics et les interactions sociales de base. Les participantes au programme re\u00e7oivent leur formation dans une salle de classe sp\u00e9cifiquement adapt\u00e9e \u00e0 leurs besoins et mettent en pratique leurs acquis lors de sorties au cin\u00e9ma et au restaurant.<\/p>\n\n\n\n<p>La villa Parkland est \u00e9tablie en 1978. Il s\u2019agit d\u2019une unit\u00e9 d\u2019habitation de six lits dans l\u2019ancien chalet d\u2019un physicien o\u00f9 les patients masculins peuvent vivre de fa\u00e7on semi-autonome dans l\u2019attente de leur cong\u00e9. Une deuxi\u00e8me maison est ouverte en 1981.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1978, l\u2019h\u00f4pital embauche \u00e0 un formateur certifi\u00e9 en comp\u00e9tences du quotidien afin de prodiguer des conseils et d\u2019offrir du support dans cinq sph\u00e8res&nbsp;: la personne, la famille, le travail, la communaut\u00e9 et les loisirs. Tant les patients internes qu\u2019externes recourent aux services du formateur.<\/p>\n\n\n\n<p>Le retour au pouvoir du NPD en 1981 se traduit par un r\u00e9engagement envers le milieu de la sant\u00e9 mentale. Une d\u00e9cennie apr\u00e8s le rapport Clarkson, un rapport produit en 1983 par David Pascoe, mandat\u00e9 par le minist\u00e8re de la sant\u00e9, propose une nouvelle feuille de route pour achever la d\u00e9sinstitutionnalisation et l\u2019implantation de soins communautaires. Pascoe demande \u00e0 la province de proc\u00e9der \u00e0 la fermeture des installations de Brandon et de Selkirk pour 1990 et de les remplacer par plusieurs petits centres psychiatriques r\u00e9gionaux et r\u00e9sidences.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que le rapport soit officiellement rejet\u00e9 par le gouvernement, qui per\u00e7oit un fort attachement populaire aux soins hospitaliers et&nbsp; une pr\u00e9occupation importante face aux pertes d\u2019emploi \u00e0 Brandon et Selkirk, il a n\u00e9anmoins transmis aux responsables gouvernementaux des informations substantielles sur les soins en sant\u00e9 mentale.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Transinstitutionnalisation:<\/h4>\n\n\n\n<p>En 1962, la section locale de l\u2019Association canadienne de sant\u00e9 mentale engage un coordonnateur volontaire afin de faciliter les visites \u00e0 l\u2019h\u00f4pital et op\u00e9rer la premi\u00e8re Association de portes ouvertes (Open Door Club), qui offre une r\u00e9habilitation psychosociale par le travail. L\u2019association mettra fin \u00e0 ses activit\u00e9s en 1979 en raison de coupures budg\u00e9taires du gouvernement conservateur.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1964, l\u2019h\u00f4pital constate que les deux tiers de ses patients repr\u00e9sentent des cas s\u00e9v\u00e8res de personnes institutionnalis\u00e9es n\u2019ayant re\u00e7u aucun ou tr\u00e8s peu de soins th\u00e9rapeutiques. La moiti\u00e9 de ces patients sont des personnes de plus de 65 ans. L\u2019h\u00f4pital se fixe alors comme objectif de relocaliser ces patients dans des r\u00e9sidences supervis\u00e9es pour la fin de la d\u00e9cennie.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1964 est mis sur pied un programme de maison d\u2019accueil pour les patients, financ\u00e9 par le minist\u00e8re provincial de bien-\u00eatre social, l\u2019association des anciens combattants et diverses municipalit\u00e9s. Au milieu des ann\u00e9es 1970, environ 250 patients externes r\u00e9sident dans 40 maisons de ferme, 25 r\u00e9sidences et 25 maisons d\u2019accueil. Trois ans plus tard, le Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon ach\u00e8te sa premi\u00e8re maison collective, ou \u00abmaison de mi-parcours\u00bb (halfway home), en partenariat avec le regroupement des Alcooliques Anonymes.<\/p>\n\n\n\n<p>Au milieu des ann\u00e9es 1970, le programme de placement en maison d\u2019accueil est fragilis\u00e9. \u00c0 la fin de la d\u00e9cennie, alors que le syst\u00e8me des maisons d\u2019accueil laisse libre court \u00e0 l\u2019exploitation et aux abus contre les anciens patients et que les administrateurs des maisons d\u2019accueils se disent sous-r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s et ext\u00e9nu\u00e9s, de nouvelles initiatives cherchent \u00e0 mettre l\u2019accent sur les maisons collectives. En 1978, le Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon acquiert un duplex de cinq chambres \u00e0 coucher au centre-ville de Brandon et en fait le Manoir McTavish, la premi\u00e8re maison collective pour patients en transition de la province. La m\u00eame ann\u00e9e, la villa Parkland est inaugur\u00e9e sur le site de l\u2019h\u00f4pital. Il s\u2019agit d\u2019une unit\u00e9 d\u2019habitation de six lits accueillant des patients masculins, vivant en semi-autonomie, avant leur sortie d\u00e9finitive de l\u2019h\u00f4pital. Une seconde maison ouvre ses portes en 1981.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1983, un partenariat entre le Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon et la section de l\u2019Association de sant\u00e9 mentale canadienne pour la r\u00e9gion de Westman mettent sur pied la Coop\u00e9rative communautaire de bienvenue, qui remplace la d\u00e9funte Association de portes ouvertes. Situ\u00e9e dans une grande maison de transition de Brandon East, la coop\u00e9rative offre des services d\u2019h\u00e9bergement, de recherche d\u2019emploi et de loisirs.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1985, l\u2019Arm\u00e9e du Salut fonde la Maison Dinsdale, au centre-ville de Brandon. En plus des 60 lits de soins \u00e0 domicile dispens\u00e9s par l\u2019Arm\u00e9e du Salut, l\u2019\u00e9tablissement offre \u00e9galement 30 lits en psycho-g\u00e9riatrie financ\u00e9s par la province et un programme d\u2019un jour destin\u00e9 aux adultes et parrain\u00e9 par le Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1986, le Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon loue une grande maison \u00e0 Brandon, qu\u2019il transforme en maison collective de six lits pour patients internes. Ces lits sont r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 des patients qui ne sont pas consid\u00e9r\u00e9s aptes \u00e0 un cong\u00e9. Les six premiers patients transf\u00e9r\u00e9s dans l\u2019\u00e9tablissement ont connu une hospitalisation d\u2019une dur\u00e9e moyenne de 35 ans. Contre toute attente, ces six patients ont obtenu leur cong\u00e9 en moins de deux ans.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1988, les patients de l\u2019ancienne unit\u00e9 de psycho-g\u00e9riatrie du Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon ne sont plus qu\u2019une centaine. Ils sont relocalis\u00e9s \u00e0 Rideau Park Lodge, une r\u00e9sidence supervis\u00e9e de Brandon. Deux des quatre principaux \u00e9difices du complexe hospitalier sont d\u00e9sormais sans patients.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">De la th\u00e9rapie par le travail \u00e0 l\u2019ergoth\u00e9rapie:<\/h4>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BMHC-12-1986-17.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BMHC-12-1986-17-274x300.jpg\" alt=\"Ancienne photo en noir et blanc d\u2019une femme assise devant une machine \u00e0 coudre et une autre femme debout \u00e0 sa droite qui l\u2019assiste\" class=\"wp-image-1024\"\/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\"><span style=\"font-size: 10pt;\">L\u2019ergoth\u00e9rapeute Lillian Shidlof enseigne \u00e0 une patiente dans la salle de couture. (Universit\u00e9 de Brandon, Archives S. J. McKee)<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>L\u2019ergoth\u00e9rapie au Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon conna\u00eet une croissance significative durant les ann\u00e9es 1950 en raison d\u2019un engagement toujours plus grand en faveur de la r\u00e9insertion sociale des patients. En 1957, un conseiller sp\u00e9cial en emploi de la Commission d\u2019assurance ch\u00f4mage est charg\u00e9 de visiter l\u2019h\u00f4pital sur une base hebdomadaire pour y aider des patients sur le point d\u2019obtenir leur cong\u00e9 \u00e0 se trouver un emploi convenable.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les ann\u00e9es 1950, l\u2019h\u00f4pital met sur pied un centre de beaut\u00e9 offrant des services de coiffure aux patientes. Un des objectifs phares de ce projet, financ\u00e9 par le Programme de subvention en sant\u00e9 mental, est de favoriser le d\u00e9veloppement, chez les femmes hospitalis\u00e9es, de comp\u00e9tences vocationnelles pouvant constituer un moyen de subsistance \u00e0 leur sortie de l\u2019h\u00f4pital.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1960, l\u2019ergoth\u00e9rapie est offerte pour la premi\u00e8re fois aux patients masculins, mais uniquement durant l\u2019hiver, quand il y a un manque de travail \u00e0 la ferme. Les activit\u00e9s incluent l\u2019artisanat, le d\u00e9sassemblage et le recyclage d\u2019appareils \u00e9lectriques et le nettoyage de moteurs. L\u2019ergoth\u00e9rapie pour les patients masculins demeure tr\u00e8s limit\u00e9e tout au long des ann\u00e9es 1960. En 1962, le Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon met sur pied un comit\u00e9 de th\u00e9rapie industrielle. En plus d\u2019op\u00e9rer trois cantines, l\u2019h\u00f4pital cr\u00e9e un commerce de ferraille, un atelier de reliure, un commerce de rembourrage et un magasin de vente au d\u00e9tail ouvert au public.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BMHC-12-1986-1.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BMHC-12-1986-1-300x205.jpg\" alt=\"Ancienne photo en noir et blanc repr\u00e9sentant des hommes travaillant dans un champ devant un b\u00e2timent institutionnel d'un \u00e9tage\" class=\"wp-image-1023\"\/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Th\u00e9rapie par le travail. Les patients jardinent devant l\u2019unit\u00e9 g\u00e9riatrique situ\u00e9e \u00e0 un kilom\u00e8tre et demi au nord du pavillon principal de l\u2019h\u00f4pital. (Universit\u00e9 de Brandon, Archives S. J. McKee)<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Au milieu des ann\u00e9es 1960, le recours au travail des patients sur la ferme, une vieille tradition au Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon, est en d\u00e9clin, en raison de la m\u00e9canisation (les derniers chevaux sont vendus en 1965), du vieillissement des patients et d\u2019un d\u00e9sint\u00e9r\u00eat croissant pour la th\u00e9rapie par le travail, au profit de l\u2019ergoth\u00e9rapie. La ferme met fin \u00e0 ses activit\u00e9s en 1971 sans soulever d\u2019opposition.<\/p>\n\n\n\n<p>La modernisation d\u2019autres services hospitaliers a r\u00e9duit le nombre de t\u00e2ches r\u00e9mun\u00e9r\u00e9es offertes aux patients. D\u2019importantes r\u00e9novations de la cuisine, en 1967, \u00e9limine des emplois dans la pr\u00e9paration et l\u2019acheminement de la nourriture, de m\u00eame que dans le nettoyage de la vaisselle. La fermeture progressive de la ferme \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1960 met \u00e9galement un terme aux emplois li\u00e9s \u00e0 la mise en conserve et \u00e0 l\u2019abattage. De m\u00eame, en 1968, des r\u00e9novations majeures de la buanderie et la r\u00e9organisation du d\u00e9partement des travaux m\u00e9nagers mettent fin \u00e0 l\u2019emploi de patients pour les t\u00e2ches m\u00e9nag\u00e8res, d\u00e9sormais la responsabilit\u00e9 de concierges et femmes de m\u00e9nage externes.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">De patient \u00e0 personne:<\/h4>\n\n\n\n<p>En 1955, l\u2019h\u00f4pital cesse compl\u00e8tement de recourir \u00e0 la contention m\u00e9canique. Cette d\u00e9cision repose toutefois moins sur une consid\u00e9ration des droits des patients que sur l\u2019impression d\u2019avoir d\u00e9sormais des effectifs satisfaisants. En 1957, trois patientes sont invit\u00e9es \u00e0 vivre dans l\u2019ancien bureau d\u2019un physicien au Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon, en disposant de leurs propres cl\u00e9s. Bien qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une exp\u00e9rience unique, celle-ci s\u2019av\u00e8re concluante. \u00c0 la fin de 1958, neufs unit\u00e9s, repr\u00e9sentant environ 50% de la population de l\u2019h\u00f4pital sont d\u00e9verrouill\u00e9es et plus de 30 patients chroniques sont munis d\u2019une carte de sortie leur donnant droit de retourner \u00e0 leur domicile pour une dur\u00e9e allant jusqu&rsquo;\u00e0 30 jours. Plus de 50% des patients de l\u2019unit\u00e9 des cas s\u00e9v\u00e8res retournent \u00e0 la maison pour No\u00ebl cette m\u00eame ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1962, la section masculine des soins infirmiers adopte un \u00e9nonc\u00e9 de principes&nbsp;: \u00abModifier notre fa\u00e7on de penser dans le respect des sph\u00e8res dans lesquelles nos patients masculins vivent, travaillent et se divertissent. Am\u00e9liorer l\u2019environnement de notre unit\u00e9 en y cr\u00e9ant davantage une atmosph\u00e8re de nature domestique. Aussi r\u00e9habiliter nos patients afin de leur permettre d\u2019agir dans l\u2019h\u00f4pital comme ils le feraient dans la soci\u00e9t\u00e9.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 partir de 1965, les sections f\u00e9minines et masculines de l\u2019h\u00f4pital ne sont d\u00e9sormais plus administrativement s\u00e9par\u00e9es. Pour la premi\u00e8re fois (\u00e0 l\u2019exception des physiciens), le personnel masculin travaille avec des patientes. Les unit\u00e9s destin\u00e9es \u00e0 des groupes de patients similaires sont plac\u00e9es sous une administration unifi\u00e9e, avec un personnel commun, ce qui facilite les interactions entre les patients f\u00e9minins et masculins.<\/p>\n\n\n\n<p>Le programme de th\u00e9rapie industrielle, qui \u00e9tait g\u00e9r\u00e9e par le Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon en tant qu\u2019entreprises ind\u00e9pendantes, cherche \u00e0 maintenir ou \u00e0 d\u00e9velopper des habitudes de travail propres et de mettre l\u2019accent sur la pr\u00e9sence r\u00e9guli\u00e8re, la ponctualit\u00e9, le respect des consignes demand\u00e9es, la bonne qualit\u00e9 du travail, l\u2019accomplissement des t\u00e2ches et les contacts sociaux avec les coll\u00e8gues et membres du personnel.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1967, l\u2019unit\u00e9 de tuberculose, devenue d\u00e9su\u00e8te, est reconvertie en une unit\u00e9 de th\u00e9rapie comportementale. Les changements comportementaux, incluant la th\u00e9rapie d\u2019aversion, deviennent un traitement privil\u00e9gi\u00e9 pour ce qui est consid\u00e9r\u00e9 comme des d\u00e9sordres comportementaux s\u00e9rieux (de l\u2019alcoolisme \u00e0 l\u2019homosexualit\u00e9). Le conditionnement est largement utilis\u00e9 afin de renforcer les comp\u00e9tences sociales des patients chroniques en vue de les pr\u00e9parer \u00e0 leur sortie \u00e9ventuelle de l\u2019h\u00f4pital. En plus du travail intensif individuellement men\u00e9 aupr\u00e8s des patients, le personnel de l\u2019unit\u00e9 de th\u00e9rapie comportementale enseigne \u00e0 ses coll\u00e8gues des autres unit\u00e9s des techniques de conditionnement visant \u00e0 renforcer les nouvelles habitudes et bonnes mani\u00e8res d\u00e9velopp\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s 1971, dans les unit\u00e9s h\u00e9bergeant des patients hautement fonctionnels, des conseils de patients sont \u00e9lus. Cette approche sera largement supplant\u00e9e par le programme de vie fonctionnelle et d\u2019auto-assistance (FLASH), mis en place en 1976.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1973, une premi\u00e8re patiente est embauch\u00e9e comme assistante \u00e0 l\u2019h\u00f4pital g\u00e9riatrique. Elle travaille sur un quart rotatif et re\u00e7oit des affectations r\u00e9guli\u00e8res.<\/p>\n\n\n\n<p>Le Livre blanc de 1975 mentionn\u00e9 plus haut r\u00e9clame la cr\u00e9ation de programmes de d\u00e9veloppement personnel pour chacun des b\u00e9n\u00e9ficiaires des services de sant\u00e9 mentale. Ces programmes personnalis\u00e9s visent \u00e0 d\u00e9velopper les comp\u00e9tences sociales et vocationnelles afin de favoriser l\u2019autonomie des patients.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1975, l\u2019h\u00f4pital ouvre une Maison de vacances (Holiday House), \u00e0 Russell. Bien que sa fonction premi\u00e8re consiste \u00e0 offrir un r\u00e9pit aux familles d\u2019accueil qui d\u00e9sirent prendre des vacances estivales, la maison permet \u00e9galement aux patients d\u2019avoir des vacances et de changer leur routine. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, l\u2019h\u00f4pital vend la maison de Russell et la remplace par deux chalets d\u2019\u00e9t\u00e9 au lac Pelican, pr\u00e8s de Ninette.<\/p>\n\n\n\n<p>Au cours des ann\u00e9es 1960 et 1970, l\u2019h\u00f4pital loue pendant deux semaines, chaque mois d\u2019ao\u00fbt, un camp d\u2019\u00e9t\u00e9 appartenant \u00e0 l\u2019\u00c9glise anglicane. Situ\u00e9 pr\u00e8s du lac Clear, le camp est fr\u00e9quent\u00e9 par les patients internes et certains patients externes. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1980, en raison du vieillissement des quelques patients restants, le programme est abandonn\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Bien que les patients re\u00e7oivent depuis longtemps des salaires modestes pour les t\u00e2ches accomplies, \u00e0 partir de 1970, les patients de longue dur\u00e9e re\u00e7oivent des allocations. Le montant accord\u00e9 est calcul\u00e9 en fonction de leur conduite et du travail effectu\u00e9 \u00e0 travers l\u2019ergoth\u00e9rapie et la th\u00e9rapie industrielle ou sur le plancher et aux cantines de l\u2019h\u00f4pital.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1976, les sections f\u00e9minines et masculines sont fusionn\u00e9es pour afin d\u2019offrir des interactions plus normales entre les patients masculins et f\u00e9minins. L\u2019int\u00e9gration am\u00e8ne l\u2019abolition des salons et salles \u00e0 diner distinctes pour les femmes et les hommes.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1976, la colonie de psycho-g\u00e9riatrie de Norwood Gardens, \u00e0 un kilom\u00e8tre et demi de l\u2019h\u00f4pital, se dote d\u2019un permis d\u2019alcool et met sur pied un bar hebdomadaire.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Le personnel durant la p\u00e9riode de d\u00e9sinstitutionnalisation:<\/h4>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignright\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BMHC-10-1986-44-1.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BMHC-10-1986-44-1-300x179.jpg\" alt=\"Ancienne photo en noir et blanc d\u2019un groupe de femmes en uniforme d\u2019infirmi\u00e8res souriant autour d\u2019une table\" class=\"wp-image-1021\"\/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Le comit\u00e9 du rapport annuel de 1956. De gauche \u00e0 droite : Joan Hawking, Clara Hill, Shirley White, Vera Rezanoff, Irene Barrington, Gertrude Harder, Elaine Young et Olga Andronyk. 1956. (Universit\u00e9 de Brandon, Archives S. J. McKee)<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>En 1921, l\u2019H\u00f4pital pour les maladies mentales de Brandon devient le premier \u00e9tablissement de l\u2019ouest du Canada \u00e0 former des infirmi\u00e8res en sant\u00e9 mentale et continue \u00e0 offrir des formations jusqu\u2019\u00e0 ce que le programme soit transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Brandon en 1995. La formation menant \u00e0 l\u2019obtention d\u2019un dipl\u00f4me \u00e9tait initialement offerte seulement aux femmes, alors qu\u2019une formation moindre et optionnelle a \u00e9t\u00e9 dispens\u00e9 \u00e0 de nombreux pr\u00e9pos\u00e9s masculins jusqu\u2019en 1947. La croissance spectaculaire du programme de formation apr\u00e8s 1947 fut essentielle pour satisfaire les besoins du Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon, qui n\u00e9cessitait alors une cohorte stable de personnel form\u00e9 afin de moderniser les soins dispens\u00e9s aux patients. En 1960, la province du Manitoba joint la Saskatchewan, la Colombie-Britannique et l\u2019Alberta dans la reconnaissance des infirmiers psychiatriques enregistr\u00e9s en tant que cat\u00e9gorie professionnelle.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019emploi d\u2019un grand nombre d\u2019infirmiers a contribu\u00e9 \u00e0 la d\u00e9croissance du nombre de patients. Les neuf premiers infirmiers auxiliaires furent engag\u00e9s \u00e0 1956. Au milieu des ann\u00e9es 1960, leur nombre grimpe \u00e0 une centaine et en 1970, l\u2019h\u00f4pital rend obligatoire la formation pour les infirmiers auxiliaires et introduit un programme de certificat obligatoire.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1971, le Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon rend le port de l\u2019uniforme optionnel. En 1976, un sondage men\u00e9 aupr\u00e8s des membres du personnel et des patients rel\u00e8ve que les deux parties sont largement en faveur non seulement du port de l\u2019uniforme pour le personnel, mais aussi d\u2019uniformes d\u00e9montrant clairement la hi\u00e9rarchie au sein du personnel hospitalier. Finalement, tr\u00e8s peu d\u2019infirmiers choisissent d\u2019abandonner l\u2019uniforme, en raison tant des co\u00fbts que des r\u00f4les assign\u00e9s. Une majorit\u00e9 du personnel infirmier porte encore l\u2019uniforme durant les ann\u00e9es 1980. Pour leur part, les infirmiers communautaires et les administrateurs optent rapidement pour le retrait de l\u2019uniforme.<\/p>\n\n\n\n<p>Avant les ann\u00e9es 1960, tr\u00e8s peu de services sont offerts commun\u00e9ment aux femmes et aux homes. De plus, le personnel f\u00e9minin et le personnel masculin utilisaient des syst\u00e8mes de cl\u00e9 diff\u00e9rents, ce qui signifiait qu\u2019un employ\u00e9 masculin ne pouvait p\u00e9n\u00e9trer dans une unit\u00e9 f\u00e9minine et vice versa, m\u00eame en cas d\u2019urgence. En 1970, les services infirmiers masculins et f\u00e9minins sont unifi\u00e9s en un seul service.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"alignleft\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BMHC-10-1986-75.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/madnesscanada.com\/wp-content\/uploads\/2019\/11\/BMHC-10-1986-75-300x226.jpg\" alt=\"\u00e9tudiants en soins infirmiers assis \u00e0 des bureaux en classe avec instructeur\" class=\"wp-image-1022\"\/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\"><span style=\"font-size: 10pt;\">Cours \u00e0 l\u2019\u00c9cole de soins infirmiers, vers 1970. (Universit\u00e9 de Brandon, Archives S. J. McKee)<\/span><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>La d\u00e9sinstitutionnalisation a \u00e9largi les possibilit\u00e9s dans le domaine des soins infirmiers psychiatriques. En 1973, le gouvernement manitobain s\u00e9lectionne six infirmiers psychiatriques certifi\u00e9s afin de leur dispenser une formation sp\u00e9ciale en soins communautaires. Un an plus tard, ces six infirmiers vont constituer la premi\u00e8re cohorte d\u2019infirmiers psychiatriques communautaires (Community Pshcyatric Nurses, CPNs) de la province. Sept autres sont form\u00e9s la m\u00eame ann\u00e9e et un programme de formation compl\u00e9mentaire de six mois, destin\u00e9s aux dipl\u00f4m\u00e9s, est inaugur\u00e9. \u0152uvrant \u00e0 Brandon, Virden, Hamiota, Melita et Reston, les infirmiers psychiatriques communautaires permettent, pour la seule ann\u00e9e 1974, plus de 1&nbsp;000 admissions dans des h\u00f4pitaux g\u00e9n\u00e9raux et 209 transferts de patients d\u2019h\u00f4pitaux vers des maisons d\u2019accueil, des maisons collectives ou des r\u00e9sidences sp\u00e9cialis\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>En 1973, la premi\u00e8re clinique pour patients externes hors campus voit le jour dans les bureaux des infirmiers de sant\u00e9 publique au centre-ville de Brandon.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Bibliographie:<\/h4>\n\n\n\n<p>Brandon Hospital for Mental Diseases. Annual Reports of the Brandon Hospital for Mental Disesases. Winnipeg: Manitoba Department of Health and Social Development, 1972.<\/p>\n\n\n\n<p>Clarkson, J. Graham and M.D.T. Associates. Mental Health and Retardation Services in Manitoba. Winnipeg: Manitoba Department of Health and Social Development, 1972.<\/p>\n\n\n\n<p>Dooley, Chris. \u201cWhen Love and Skill Work Together: Gender, Work Skill and the Occupational Culture of Mental Nurses at the Brandon Hospital for Mental Diseases.\u201d MA thesis, University of Manitoba, 1998.<\/p>\n\n\n\n<p>Dooley, Chris. \u201c\u2018The older staff, myself included, we were pretty institutionalized ourselves\u2019: Authority and Insight in Practitioner Narratives of Psychiatric Deinstitutionalization in Prairie Canada.\u201d Canadian Bulletin of Mental History 29:1 (2012): 101\u2013123.<\/p>\n\n\n\n<p>Dooley, Chris. \u201c\u2018They Gave Their Care, But We Gave Loving Care\u2019: Defining and Defending Boundaries of Skill and Craft in the Nursing Service of a Manitoba Mental Hospital during the Great Depression.\u201d Canadian Bulletin of Medical History 21:2 (2004): 229\u2013251.<\/p>\n\n\n\n<p>Hicks, Beverley. \u201cFrom Barnyards to Bedsides to Books and Beyond: The Evolution and Professionalization of Registered Psychiatric Nursing in Manitoba, 1955\u20131980.\u201d PhD thesis, University of Manitoba, 2008.<\/p>\n\n\n\n<p>Manitoba Department of Health and Social Development. Mental Health Programs in Manitoba. Winnipeg: Department of Health and Social Development, 1975.<\/p>\n\n\n\n<p>Miller, Saul. Keynote address at The Mental Health Association AGM, 1974.<\/p>\n\n\n\n<p>Pascoe, David. Mental Health Services in Manitoba: A Review and Recommendations. Winnipeg: Manitoba Department of Health, 1983.<\/p>\n\n\n\n<p>Provincial Archives of Manitoba, GR 6224. Assorted files. Brandon Mental Health Centre Fonds.<\/p>\n\n\n\n<p>Refvik, Kurt. A Centennial History of the Brandon Asylum, Brandon Hospital for Mental Diseases, Brandon Mental Health Centre. Brandon: BMHC Historical Museum Inc., 1991.<\/p>\n\n\n\n<p>Tipliski, Veryl. \u201cParting at the Crossroads: The Development of Education for Psychiatric Nursing in Three Canadian Provinces, 1909\u20131955.\u201d PhD thesis, University of Manitoba, 2002.<\/p>\n\n\n<!-- Widget Shortcode --><div id=\"nav_menu-66\" class=\"widget widget_nav_menu widget-shortcode area-arbitrary \"><h2 class=\"widgettitle\">Explorer davantage<\/h2><nav class=\"menu-the-last-asylums-container\" aria-label=\"Explorer davantage\"><ul id=\"menu-the-last-asylums-1\" class=\"menu\"><li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9229\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/riverview\/\">Riverview<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9230\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/ponoka\/\">Ponoka<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9231\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/weyburn\/\">Weyburn<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9232\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/brandon\/\">Brandon<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9233\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/hamilton\/\">Hamilton<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9234\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/lakeshore\/\">Lakeshore<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9235\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/queen-street\/\">Queen Street<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9236\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/verdun-douglas\/\">Verdun \/ Douglas<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9238\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/hospice-saint-jean-de-dieu\/\">Hospice Saint-Jean-de-Dieu<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9237\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/hopital-saint-michel-archangel\/\">H\u00f4pital Saint-Michel-Archangel<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9239\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/nova-scotia-hospital\/\">Nova Scotia Hospital<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9240\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/the-provincial-hospital\/\">The Provincial Hospital<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-page menu-item-9241\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/waterford\/\">H\u00f4pital de Waterford<\/a><\/li>\n<li class=\"menu-item menu-item-type-post_type menu-item-object-post menu-item-203\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/the-last-asylums\/\">Page d\u2019affichage principale<\/a><\/li>\n<\/ul><\/nav><\/div><!-- \/Widget Shortcode -->","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Brandon &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Nom(s) de l\u2019institution: Asile Brandon (Brandon Asylum) (1891) H\u00f4pital pour ali\u00e9n\u00e9s de Brandon (Brandon Insane Hospital) (1912) H\u00f4pital pour les maladies mentales de Brandon (Brandon Hospital for Mental Diseases) (1919) Centre de sant\u00e9 mentale de Brandon (Brandon Mental Health Centre) (1972) Ann\u00e9e d\u2019ouverture: 1891, ferm\u00e9 en 1999 Lieu: Brandon, Manitoba &hellip; <\/p>\n<p class=\"link-more\"><a href=\"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/after-the-asylum\/policy-and-practice\/the-last-asylums\/brandon\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Brandon&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"parent":12680,"menu_order":3,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-9152","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9152","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=9152"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9152\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":771,"href":"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/9152\/revisions\/771"}],"up":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/12680"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/madnesscanada.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=9152"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}